La grisaille de la rentrée pour les radios associatives

Publié le par Guyom

ça y est, on est en septembre, le mois des feuilles qui tombent, le mois de la rentrée des classes (la première rentrée pour Florian, tout se passe très bien, "il fait ressortir la bonté des autres enfants" dixit la maitresse, et de son coté Cyprien est très content chez l'assistante maternelle), et les radios libres sont en difficulté. Ah bon ? Et pourtant on n'en entends pas tellement parler. Mais on ne peut pas entendre pas parler de tout, surtout si personne n'en parle. Jusqu'ici tout est logique.

Donc, voilà le problème :



Le gouvernement a décidé le passage à la radiodiffusion numérique terrestre de toutes les radios pour 2012. Un truc rigolo : la norme choisie est celle utilisée en Corée du Sud, mais nul part en Europe.

Les radios doivent mettre à jour toutes leurs installations de diffusion, ce qui est cher, et ce qui pose d'autant plus problème qu'il va falloir pouvoir diffuser sur la bande FM et la RNT entre 2009 et 2012. Il se pose également des problèmes de zones couvertes par la RNT qui ne sont pas les mêmes que celles couvertes par la FM, il se pose également des questions de formations des techniciens pour utiliser la nouvelle technologie, dur pour des petites associations qui ont une radio, les aléas de mise en place d’une technologie nouvelle tant pour les fabricants, les opérateurs que les radios. En plus de ça, à coût égal, la qualité du son est moins bonne. La diffusion se fera à l’aide d’un multiplexeur qui regroupera au maximum 9 membres, ce qui peut poser des problèmes de place en région parisienne, ou encore des problème dus à l’isolement pour des radios rurales , pourront-elles payer les frais de diffusion prévus pour 9 membres ?


Bref face à cette avancée technologique, les petites radios, associatives et sans budget capable d'amortir les investissements nécessaires, ont des soucis à se faire.

La conclusion des "Radios en Lutte" : "la RNT ne présente pour les radios associatives non commerciale et leurs auditeurs que d’énormes contraintes et aucun avantage. La précipitation de cette transition et le non recevoir des nos instances de tutelle à nos remarques, nous laisse à penser que la « norme technique » est finalement un moyen politique d’uniformisation du paysage radiophonique par les groupes radiophoniques commerciaux et d’étouffer l’expression des minorités alternatives".

Bien entendu il y a une pétition à signer sur le site des Radios en Lutte

Publié dans Politique et autres

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